vendredi 1 décembre 2017

Archive, Stereolux (Nantes)

Vendredi 24 novembre




Troisième fois que j'allais voir les britons en concert ! La première c'était pour le Lights tour et ce fut une grande claque ; le second pour le Restriction tour, avec deux chanteuses plus un rappeur en sus de Pollard Berrier et Dave Pen, grosse baffe dans la tronche.  Autant dire que je partais hier soir, assez excité et un peu inquiet de savoir s’ils pouvaient une nouvelle fois me faire vibrer tout en me surprenant


On peut être totalement indifférent à ce groupe mais on ne peut pas leur reprocher de se reposer sur leurs lauriers et de ne pas tenter de nouvelles expériences (film,  concerts concepts, mélange des genres, évolution de style entre trip hop et electro...). The False Fondation est hermétique et froid de premier abord, mais révèle ses atouts au fur et à mesure des écoutes ! Comme souvent avec ce groupe,  il faut insister et patienter pour en tirer toute la substantifique moelle !



Je dois dire que visuellement, c’est le meilleur des trois concerts auxquels j’ai assisté. Dès le départ,  un fin rideau est placé devant la scène. On voit parfaitement le groupe mais ce voile formé par ce rideau, permet de projeter des images dessus, en plus de l’écran à l’arrière de la scène. Effet assuré,  avec des images d’une qualité bluffante ! 



Et la musique ? Démarrage avec gros sons electro et 4 titres très claustrophobes du dernier disque ! Baffe visuelle et sonore avant un terrain plus familier, quand ils jouent un Fuck You complètement remanié,  "enfermé dans une boite" (photo ci-dessus), jusqu’à ce que le rideau tombe ! Ouah !! Fuck You redevient le titre que l’on connaît bien, toujours avec son final qui bastonne ! Saisissant !

Pollard

Ensuite, c’est alternance des meilleurs titres du dernier disques et classiques de Controlling Crowds, Lights (Sane , Lights surprenant et poignant malgré sa réduction à moins de 5mn) ou du reste de leur discographie. Juste avant le rappel,  Blue Faces fout les poils : un piano/voix magnifique, on entendrait une mouche voler !


Pas de longue attente avant Bright Light, l’enchainement imparable Controlling Crowds / Numb, ce dernier étant dantesque avec ses lumières rouges et ce final toutes guitares dehors. Encore une fois Archive à fait plus que le job et nous a emporté très loin !



A bientôt les amigos de la musique !

Arno



lundi 9 octobre 2017

ZENZILE FEAT. ZAKIA + VINCENT SEGAL+ JAMIKA + JAY REE

6/10/17 au Chabada : soit les 20 piges du meilleur groupe de Dub en France !






Grosse soirée ! Le groupe fête ses 20 ans (en fait un peu plus) chez lui, en famille et avec les amis ! La salle est remplie de quadras et quinquas prêts à prendre leur dose de bonne musique !

"Celle ci a plus de vingt ans ! "

C'est comme ceci que Matthieu Bablee introduit la soirée ! Le bassiste lance les premières notes et le groupe attaque par Dub Trooper, premier titre du premier album, Sachem in Salem ! Cette basse ne vas plus nous lâcher ! Cette rythmique métronomique si typique, enveloppe la salle du Chabada, s'incruste dans chaque tête et fait bouger tous les culs tout seul !


Oui, je prends 20 ans dans la tronche, et je revois mon cousin qui me tend ce premier disque : "Écoute ça, c'est du Dub !" Moi qui ai découvert ce genre avec le Guns of Brixton des Clash, ça me parle direct ! Une basse qui claque, une batterie pleine d'écho, ces clavier sautillants... Et surtout une musique jouée, et pas seulement des machines pour faire le job ! Ensuite je vais me noyer complètement avec les pingouins (Sound Patrol, avec Icepack Sonar ce soir, incontournable !) chez le poto Anthony (qui était la ce soir ), perdre de vue le groupe, le re-découvrir avec un autre poto Cédric (présent hier aussi ! La boucle est bouclée !! ), enfin le voir en concert (soirée au Lenin Café ) et ne plus le lâcher (Berlin, à la Collégiale St Martin restera l'un de mes meilleurs souvenirs de concerts !).

Hier soir, c'est dream team et le meilleur du groupe qui est proposé sur cette scène ! Impros à gogo (le plus souvent inspirées, parfois hésitantes) avec l'apport de l'excellent Vincent Segal, le retour de cette magnifique voix chaude et enveloppante de Jamika (Smell The Roses superbe), le flow et la bonne humeur de Jay Ree (No Idol, très Horace Andy par moments), la douceur et la pureté de Zakia. Une revue de vingt années en Dub et en Rock, balayant la plupart des disques et terminant, après deux rappels et plus de deux heures, en apothéose avec Der Kindergarten (Berlin) étiré, remanié et avec tous les invités (sur la scène et dans la salle ) en feu !


Quelques photos : https://www.flickr.com/photos/34644186@N03/sets/72157687655861514/

Salut à vous les gens, les rockers(euses) et dubbers(euses) ! A bientôt !

Arno

mardi 26 septembre 2017

Levitation France, 15 & 16 sept, Angers




Le Quai, première journée.

Heureux de retrouver ce festival et la grande verrière du Quai qui accueille pour la seconde fois le Levitation France.

Avec poto Antho, nous arrivons à la fin du set de Vedett. Groupe français qui est surpris de jouer devant autant de monde dès l'ouverture. Une belle mise en jambe avec un rock en mode Cure shoegaze, dans la salle T400. Son excellent, bien clair.

Ensuite Cosmonauts qui suit sur la scène du Forum. Pas facile de sonoriser cette énorme verrière et le son en pâti les deux premiers titres. Les américains jouent un punk psychédélique sans temps morts, ce qui aide à l'évasion.

Je suis happé des les premières notes et les projections d'écran de Ulrika Spacek, britons parfois brouillons mais très prometteurs ! Ils ne savent pas terminer leurs chansons mais quand ils peaufinerons plus leurs compositions ils devraient être redoutables. 

Ulrika Spacek

Déferlante nippone sur la scène du Forum avec Bo Ningen ! Jamais vu un groupe sonner autant Indus sans aucun clavier !
Batterie hyper sèche et guitares avec effets en masse, plus une chanteuse bassiste qui ne tient pas en place. Pas ma tasse de thé, mais curiosité intéressante et premier coup de folie de cette édition.

Duo synthé guitare pop ensuite avec the KVB qui, lorsqu'il installe des climats plus sombres, prend aux tripes et décroche la lune. À creuser. 

the KVB

La rencontre du duo azimuté Cheveu et de Group Doueh, musique blues du désert du Sahara, à de quoi faire saliver en même temps qu'inviter au voyage. Mais, pour ma part, je suis resté au bord du chemin. Et le son brouillon du Forum n'a pas aidé à l'immersion. 

Et voici ma révélation de cette première soirée, Forest Swords. Electro Dub très cinématographique avec ces voix samplée et ses vidéos étranges qui défilent derrière. Cette basse, maman, sur ce lit de sons, c'est géant. Je me retrouve complètement dans ce trip qui m'évoque le Trip Hop très Massive Attack et le Dub intrumental (des anciens et de Zenzile du début aussi !). Excellent !

Forest Swords

Tête d'affiche de cette soirée, Slowdive est très attendu. Je viens juste de découvrir ces anglais avec leur dernier excellent disque et j'ai passé un superbe moment avec ces pionniers du shoegaze ! Moments éthérés et explosions maîtrisées qui ravissent les sens !

Slowdive

Fin endiablée avec les nippons cosmiques de Acid Mothers Temple. Ces vieux briscards de la scène rock psyché attaquent avec un long morceau à la rythmique puissante mais funky. Une bonne claque avant de partir se coucher.


Seconde journée :

Cela démarre plus tôt aujourd'hui et nous loupons les deux premiers groupes.

Ce sera donc Elephant Stone qui ouvre le bal pour nous ! Les canadiens font une pop rock très influencée par les 60' avec sitar en sus ! Le leader Rishi Dir maîtrise l'instrument ( avec la posture et tout !) et le rendu est impressionnant ! Trip !

Elephant Stone

Après les caresses, c'est la gifle : CFM, c'est guitares hard et gorgées de fuzz en fusion ! Charles Moothart est dans la lignée des Ty Segall, Fuzz (son groupe aussi !) ou les Meatbodies ! Plus très original ces derniers temps mais j'adore ce style de musique.

CFM

Ensuite, The Murlocs, australiens qui fricotent avec King Gizzard, prennent d'assaut la scène du Forum. Ils sont tous affublés de cote de travail et font un rock tinté de psychédélisme. C'est frais et efficace.

The Murlocs

Les deux chiliens qui forment Holydrug Couple suivent et connaissent un grand succès sur la scène T400. Il faut dire que leur musique et la voix du chanteur font penser à Tame Impala. Avec plus de passages instrumentaux. Le set est parfait et passe bien trop vite. J'attendais beaucoup de ce concert et je n'ai pas été déçu.

Holydrug Couple

Petit Fantôme
à surpris dans le bon sens du terme, dans le grand hall du théâtre La Quai. Ce Rock psyché en français dans le texte, alterne moments cool et bruyants. C'est très inspiré et assez addictif : le final avec trois titres enchaînés a fini de nous convaincre !

Petit Fantôme

Après l'annulation du concert de Villejuif Underground, pour raison mécanique, c'est le micro du groupe suivant, Beach Fossils, qui fait des siennes. Tout rentre dans l'ordre rapidement et les américains peuvent assurer le show avec leur rock briton sucré à la Smith ou Stone Roses. Ma moitié a bien kiffé.

Plus que pour la suite : A Place to Bury Strangers ! Découverte pour ma part et grosse baffe dans la tronche ! Show incendiaire, musique abrasive et batteuse puissante. Le guitariste pète sa guitare au début du set Shocked Les lights minimalistes et bourrés de stroboscope finissent de nous achever !

A Place to Bury Strangers

Et finir en apothéose avec les Black Angels. La voix de Lou Reed avec le violon toxique de John Cale résonnent dans le hall. The Black Angels Death Song pour bien rappeler la filiation avec le VU (Velvet Underground). Currency, qui est déjà un classique, est interprété puissamment. Le son est énorme et Stephanie Bailey est bien meilleur que Mo (Tucker). La part belle est donnée à l'excellente dernier disque qui est comme un pont entre les deux premiers disques abrasifs et le tubesque Phosphene Dream (trois titres et je suis en émoi !). Les titres s'enchainent et le temps passe sans que l'on s'en rende compte : le groupe devait jouer 1h40 et jouera finalement quasiment 2h ! Et terminer ces deux jours par l'incontournable Young Dead Man, il n'y a rien de meilleur !

The Black Angels

Ciao les rockeuses et les rockers psychédéliques !

Arno

vendredi 21 juillet 2017

Vieilles Charrues, Samedi 15 juillet 2017


Une première fois pour ma pomme aux Vieilles Charrues !

Arrivés assez tôt,  avec ma moitié, pour profiter pleinement de cette journée,  Vianney est sur scène. Comment dire ? Énormément de monde pour voir la dernière coqueluche de la variété française. Il s'en sort plutôt pas mal seul avec sa gratte et des effets et boucle,  mais j'ai déjà vu beaucoup mieux  (Joseph Arthur,  -M-, et bien d'autres !). Et cela devient vite ennuyeux.  Et ce n'est pas ses trois "hits" alignés à la fin (trois scies qui restent trop ongtemps en tête) qui me feront changer d'avis sur le "phénomène" !


Camille
ensuite ! Magique,  envoûtant,  trippant... Pas assez de mots pour qualifier ce concert bien à part.  Un mélange de tribal,  de mystique quasi religieuse et de folie aussi ! Des voix mêlées qui prennent aux tripes et des percussions qui font danser ! Très chouette découverte !

Nous prenons le temps de découvrir le site et le joli espace de la scène Grall,  avec l'electro de Colorado en fond sonore mais nous revenons rapidement vers les deux scènes principales pour nous prendre la musique des Naive New Beaters en pleine tronche. Rock electro qui fait bouger le cul tout seul ; un chanteur qui mélange anglais et français avec sa voix traitante à la Homer Simpson ; les chœurs d'enfants d'une école de Carhaix qui,  selon le chanteur,  étaient meilleurs aux répètes ; le public des Vieilles Charrues qui font mieux la "vague chaloupée" que celui de Arras,  toujours selon le chanteur... Bref, un grand moment de poilade à la cool sur cette scène Kerouac.


Ensuite, il est temps de bien se placer pour Royal Blood,  phénomène anglais qui vend ses seulement deux disques à la pelle. Comment deux seuls mecs peuvent-ils sortir une prestance et un son aussi dense.  Avec un batteur bûcheron et un bassiste bardé d'effets et de saturation ! Le titres sont des hymnes, les riffs sont entraînant et le charisme est bien présent. Les titres du second opus passent comme une lettre à la poste  ( mention spéciale à l'excellente Lights Out) et ceux du premier font office de marteaux pilon  (Figure it out, Little Monster, Come on Over, Out of the Black pour finir de nous assommer ! ). Il y a du Muse pas chiant des débuts, du Black Keys "métallisé" et surtout une bonne dose de rock spécial à la Queens of the Stone Age.  Le kiffe !

Ensuite, on évite, momentanément,  le rap de Kerry James pour aller se restaurer vers la scène Grall avec l'electro et les grosses basses de Clément Bazin. Pas si mal mais à petite dose. On revient s'infliger une dose de Kerry James mais c'est seulement pour bien être placé pour voir Arcade Fire,  assurément le groupe attendu de ce samedi,  vue la foule qui s'attroupe devant cette grande scène en contre bas (Glenmor).


Le show promis sera bien à la hauteur de nos attentes,  commençant par le dansant premier single du futur album,  Everything Now. Second titre et première grosse claque de la soirée : Rebellion (Lies). Win a un petit soucis de micro qui l'aura bien agacé, mais qui ne nous gâche en rien le plaisir. Ils sont neuf (!!!) sur scène, mais pas de temps morts entre les titres, alors qu'ils changent en permanence d'instruments ! Leur bonne humeur (ce batteur sautillant !!), leurs sourires tout en jouant, leurs corps toujours en mouvement sont très communicatifs ! Tous leurs disques sont passés en revue,  avec un hommage à David Bowie avant d'attaquer The Suburbs ! Grande émotion pour ma part, à ce moment là ! Des extraits du futurs disques sont joués et ne dépareillent pas aux milieux des extraits de Reflektor (Here Comes the Night Time, Reflektor et Afterlife) ! Évidemment les titres de Funeral sont bien accueillis (Haïti,  Tunnels et Power out) et Neon Bible joliment représenté avec le morceau titre qui fait office de pause ou l'indispensable No Cars Go.

Le groupe et le public sont en symbiose, Regine passant derrière la batterie, avec sa guitare clavier ou derrière son piano, toujours avec la banane.  Elle va même nous improviser quelques chorégraphies sur l'avant scène ! L'heure et demi de concert prévue passe bien trop vite. L'immense Wake up terminera divinement le set qui,  finalement, aura duré 10mn de plus que prévu ! Tout le public reprendra le gimmick bien longtemps après les dernières notes jouées,  bien aidé par Win qui ne semblait pas vouloir partir ! J'en aurais bien repris une petite demi heure avec, par exemple, We Exist et In the Backseats ! Avec ses hymnes imparables et sa science du show, Arcade Fire est bien ce qui se fait de mieux en pop/rock depuis ces 15 dernières années. L'équivalent des REM et Radiohead ! Chapeau bas messieurs dames et spéciale dédicace aux personnes responsables du son pour ce concert !


Difficile de se remettre d'un tel concert  (au moment où j'écris ces lignes,  je suis encore sur mon petit nuage !) ! M.I.A. et son sound system nous passe complètement au dessus ! Nous allons finir notre périple auprès de la scène Gwernig qui propose le traditionnel Fest Noz, indissociable du festival breton ! Ce fut une belle première,  et surtout pas une dernière !

Pour finir, il m'est difficile de ne pas faire de comparaison avec le Hellfest, et les festival clissonnais est gagnant haut la main sur beaucoup d'éléments ! La déco qui manque cruellement d'une identité forte en plus d'éclairages très parcimonieux ; L'attente à l'entrée, qu'a réussi a stopper l'équipe de Ben Barbaud ; L’aménagement du site ; les deux scènes principales avec un terrain qui favorise la vue d'un côté (en contre-bas), mais qui rend la vue difficile dans l'autre sens pour les personnes de petites taille ; certains passages (entre les arbres) très chargés en people ! Par contre, avantage aux Vieilles Charrues pour les stands de bouffes étalés sur tout le site et payable avec la puce du bracelet ; le son excellent des grandes scènes toute la journées (les Main Stages du Hellfest ne sont pas toujours bien sonorisées en début de journée ! Bon, c'est vrai que ce n'est pas la même musique non-plus !) ; le système Moneiz qui facilite grandement les choses pour préparer son festival tranquille, et pour pouvoir une binouze dès en rentrant !

 Les pieds nickelés aux Vieilles Charrues

Salut les Rockeuses et les Rockers ! Bel été à vous !

Arno