mardi 15 décembre 2015

Rover & With The Dead



With the Dead - With the Dead :


    Jus Osborne, leader des Electric Wizard, s’est répandu longuement dans la presse sur les éléments qui ont influencés l’élaboration de leur excellent Time to Die, évoqué ici d’ailleurs ! Entre autres, il évoquait la légèreté de la promotion de son ancienne maison de disque, Rise Above et des mauvaises relations avec celle-ci.
    Cette dernière est gérée par son ancien ami (normal !) Lee Dorian, ancien leader du groupe culte Cathedral. Et With The Dead, c’est le nouveau groupe de Lee Dorian, mais aussi de Mark Greening, excellent batteur, viré, comme un malpropre, d’Electric Wizard pour incompatibilité d’humeur avec la belle Liz Cunningam. Tim Bagshaw, ex-Electric Wizard aussi, complète le line-up de ce super groupe.


     Bon, si je ne vous ai pas perdu en route, vous avez compris la situation, mais aussi que le disque de With the Dead est une pur bouffée de haine, qui vient « caresser » vos oreilles. Un Electric Wizard (on n’en sort pas !) avec Dorian derrière le micro. 6 titres qui suintent la morgue, la violence et l’envie d’en découdre ! 6 longs morceaux extrêmement lourds, gras et puissants ! Cette association est plus que bandante, sachant, en plus, que Dorian avait dit qu’il abandonnait toute notion de groupe à l’avenir. Il a modifié son propos récemment, en disant qu’il parlait de tournées, pas de projets. Donc, profitons de cet entêtant disque (vous allez avoir longtemps en tête le refrain du morceau titre et son riffs marquant comme un feutre indélébile !), avant la suite, déjà envisagée.


    Une chose à ajouter : si ces deux groupes ont la haine comme moteur pour nous « pondre » de telles œuvres, alors qu’ils continuent de se haïr comme ils le font !


Rover – Let It Glow :


    Changement radical de style avec cette Pop de haute volée et à la classe tout Anglo-saxonne. On le voyait en sorte de Beethoven moderne sur la pochette de son excellent premier disque et le voici en rocker stylé (trop peut être !), sur celle de son second disque.Oui, Rover alias Timothée Régnier pue la classe, et les Bowie et autre Lennon sont parmi ses références. Le sens de l’arrangement d’orfèvre de l’un et quelques intonations de voix de l’autre, la réverbe sur le micro y étant pour beaucoup. 


    Mis à part ceci (vous trouverez sûrement d’autres ressemblances !), Rover fait du Rover. Chanson en Anglais, mid tempo avec ces variations de voix caractéristiques. Voix d’Ange capable de prouesses dans les aigus, ou voix grave, charpentée, chaleureuse et qui marque tout autant. Des titres arrangés avec finesse. Une finesse et des nuances dévoilées au fur et à mesure des écoutes.


    En effet, comme son premier disque, on peut mettre un certain temps à saisir toutes les nuances de son écriture (ces multiples nappes de claviers, ses arrangements d’une extrême richesse), même si deux titres vous restent en tête immédiatement : Call My Name et son refrain appuyé par une guitare électrifiée, et surtout, le morceau titre, Let It Glow, chanson à tiroir qui démarre comme une balade au piano, pour finir comme une variation de Cargo Culte, basse et guitares typiques de ce titre énormissime de Gainsbourg. D’ailleurs, ce disque a été en partie enregistré dans le même studio que Melody Nelson. Avec ces deux « accroches », le reste se révèle tout doucement, pour ne plus vous quitter. Disque en dehors du temps, qui amène à la pause, au recueillement. Sublime !

A bientôt les rockers des villes et des champs !

Arno

dimanche 29 novembre 2015

Tigran Hamasyan - Mockroot live

...Stéréolux (Nantes)


Tigran : piano
Sam Minaie : basse
Arthur Hnatek : batterie


    Aller à un concert, boire une bière entre amis sont des choses banales, habituellement ! Évidemment, depuis deux semaines, cela a changé radicalement. Comment peut-on imaginer perdre la vie en étant dans un resto ou face à un groupe qui joue sa musique ? J’ai ressassé et ressassé cette question entre le concert de Father John Misty et celui de Tigran. Et puis, je n’oublierai jamais les regards inquiets, même si discrets, de mes enfants qui voient souvent leur papa partir voir des concerts. Je mentirai, si je disais que je n’avais pas pensé à l’horreur du Bataclan, ce jeudi soir, dans la salle du Stéréolux, mais je n’ai pas ressenti d’ambiance pesante pendant cette soirée. Enfin, j’imagine que chaque personne présente a dû y penser.


     Bon, nous sommes là pour voir Tigran Hamasyan en trio, qui présente l’excellent Mockroot, sorti au début de l’année. Après un apéro dinatoire chez l’ami Joss et sa petite famille, nous ne sommes pas arrivé très tôt sur place, obligés de se placer en balcon assez éloigné de la scène. L’avantage, c’est que nous avons eu une belle vue d’ensemble et un son parfait, étant juste derrière la console.

     Rapidement, les musiciens arrivent et Tigran joue seul l’introduction du disque, To Love. Ensuite, c’est l’explosion musicale qui commence. Song for Melan & Rafik, ou le pianiste remplace Areni Agbabian, la chanteuse sur l’album, par des mélodies de piano. Ça passe tout seul, même sans le saxophone ! Le délicat Kars 1 vire en explosion frontale et sera couplé, logiquement à Kars 2 (j’ai fait le rapprochement en réécoutant le disque après !).


    Je suis la groupie du petit pianiste Arménien, prêt à le suivre partout !

   Depuis que je connais ce monsieur, l"évolution est constante ! En effet, à partir de Shadow Theater et le concert filmé, encore regardable sur Arte, sa musique est en perpétuelle évolution. Joss me dit que c'est ça le Jazz, mais moi dans ce genre ne je suis, on peut le dire, qu'un puceau, qui est émerveillé par cette mutation. Une mutation palpable lors du concert, vu il y a un an, quasiment pile poil. A ce moment, la tournée Shadow Theater se terminait et Mockroot allait sortir quelques semaine après. Tigran et son groupe étaient vraiment entre ce deux disques : entre Electro/Jazz/World et Jazz/Metal bien bourrin !

     Ce soir, Mockroot et ses morceaux les plus rythmés sont mis en avant ! Donc, avec Joss, nous en avons pris plein la tronche ! Joss m'a évoqué Messuggah ! n'étant pas connaisseur, ni adepte de ce groupe, je veux bien ! En tout cas, Tigran s'est beaucoup retrouvé à jouer à gauche sur son instrument ! Notes graves écrasées, Hamasyan debout, accroupi, bougeant comme un épileptique sous speed (ça fait beaucoup hein !). Mention spécial au bassiste qui sort souvent son épingle du jeu, faisant des arpèges sur ses cordes les moins graves, jouant avec ses pédales d'effet et sortant des sons surprenant.

 
    Tigran, assure les transitions, seul au piano. Il place de nombreuses notes en peu de mesures ! Impressionnant, comment il arrive à passer d’un moment très solennel, presque religieux à des accélérations brusques, mais pleines de virtuosité. Ses deux acolytes l’attendent, mais ces petites plages calmes ne durent pas aussi longtemps que durant le concert de St Nazaire. Même si Tigran est le boss, ils forment un vrai groupe carré et en totale symbiose (bon le patron a semblé dire à son batteur de plus se lâcher, un moment donné !). Ils ont aussi joué l’impeccable To Negate, douce mélopée qui se durcit brusquement. The Grid devient un morceau de Drum & Bass, dansant et puissant en même temps et ne formant qu’un seul titre avec Out the Grid (aucune coupure, comme il y a sur le disque !).


     Drip de Shadow Theater avec son break heavy qui ne dépareille pas avec la tournure plombée du groupe ce soir. D’ailleurs, comme je l'attendais à St Nazaire, j’aurais bien aimé, même un petit bout, de Road Song. Et même un « petit » Lilac, tiens. Mais je ne boude pas le plaisir que j’ai eu en cette belle soirée. Double Faced, dont nous avions eu la primeur à St Nazaire, est plus conforme à la version disque, très entrainante. Entertain Me nous mets à genou, avec ses multiples breaks et ses variations de rythmes toujours plus lourds. A noter que le public est très éclectique et brasse les générations (beaucoup de jeunes et, je suppose, beaucoup de Metalleux). C'était marrant de voir les gens headbanger comme au Hellfest

 
    Il y aura deux rappels, le public très enthousiaste, faisant une standing ovation pour cette impeccable prestation. Tout d’abord, The Appel Orchard in Saghmosavang, qui débute calmement, monte tout doucement, pour finir encore plus puissant. En guise de final, le groupe nous a offert une version plus rythmée de Longing, sublime titre de A Fable. Belle surprise, et bon moyen de « redescendre » tout doucement de ce moment intense, sublime et salvateur. Et comme pour faire un gros fuck aux connards qui disent que simplement vivre, c’est mal, nous avons pris une bonne bière à la suite du show. Et, cerise sur le gâteau, Tigran, Sam et Arthur sont venu au milieu des gens qui les ont félicité. Moment particulier ! J’ai réussi, avant de partir, à lui faire un petit signe pour dire que c’était géant. Échange bref, mais sincère avec ce talentueux musicien, dont la musique me (nous) fait beaucoup de bien !



A plus, les rockers ouvert d'esprits et aimant la vie !

Arno 


vendredi 13 novembre 2015

Fuzz, All Them Witches & Clutch



Clutch – Psychic Warfare :


    Leur précédent disque, Earth Rocker, fut une grosse baffe dans la gueule ! Metal de bucheron efficace à chanter sous la douche. Bon, le dernier se chauffe du même bois : X-Ray Visions ou Firebirds possèdent des refrains et riffs de guitares imparables. Avec Clutch c’est l’efficacité qui prédomine, avec toujours cette rythmique carrée et ces guitares acérées (riffs, solos, wha-wha, slide… tout y passe !). Et puis ces phrasés Bluesy qui plaisent : sur A Quick Death In Texas, sur le très western Our Lady of Electric Light ou le final, et super bandant,  Son Of Virginia. Et il faut parler de ce chanteur si charismatique qu’est  Neil Fallon, avec cette voix si puissante et gouailleuse, très particulière. Clutch était attendu, et Clutch fait excellemment le boulot, comme d’hab’ !
 
 https://www.youtube.com/watch?v=X8cmbmwFAl8

Firebiiiiids !!!


All Them Witches - Dying Surfer Meets His Maker :


    Bon, ce groupe Américain m’épate ! Un groupe estampillé rapidement dans la case Stoner, mais qui dépasse le genre. Déjà, Lightning at the Door, de 2013, lorgnait beaucoup du côté du blues bien Roots. Ici, on y ajoute un côté Folk qui met leur musique encore plus près de l’os. Dès le très chamanique, Call Me Star, vous allez planer très très haut. Mellowing et ses grattes autour du feu, le fait bien aussi. Le violon, sur Open Passage Way, qui apporte une patte Country à leur Stoner. Le pur Blues This Is Were It Falls Apart avec cet harmonica omniprésent, est une longue plage bien tripante aussi ! Et Talisman couplé à Blood and Sand / Milk and Endless Waters, titres habités qui finiront de vous émouvoir.


Après, il y a du classique à gros riffs, qui emporte bien aussi : El Centro genre de Kyuss, très Desert Rock ; Dirt Preachers bien inquiétant au départ, apaisant pour finir ! Mais nous avons à faire à un disque bien cool, pour nous faire voyager sans sortir de chez soi ! All Them Witches, le groupe à suivre !


Fuzz – II :


    Ty Segall est imprévisible ! Non content de sortir 5 disques pas an en solo (et j’exagère à peine !), il nous inonde de disque de ses projet divers. L’un des plus intéressants est certainement Fuzz. Avec Charlie Moothart à la gratte incendiaire (qui joue aussi dans le Ty Segal Band) et Chad Ubovich à la basse (des excellents Meatbodies), Ty, batteur, est formidablement entouré. Ici, c’est comme si le Black Sab’, les Stooges et, disons Cream (power trio) avaient copulé un soir de beuverie, et Fuzz serait leur fils illégitime. Guitares incendiaires, Basses vrombissante et Batterie mammouth, tel est la recette du groupe. 


    Pour couronner le tout, c’est quasiment le double de temps de musique que le premier disque, qui nous arrive en pleine bouche ! Album truffé de bombes inoubliables (Rat Race, Pollinate, Pipe, … aux riffs bien violents), avec deux longs titre qui entourent le tout : Collapse II et II, titre instrumental de plus de 13 minutes. Une sorte de jam maitrisée qui vous terrasse, pour (vous) finir. BONNARD !

Profitez de ces pures galettes, bandes de vilains rockers !

Arno

Father John Misty (Stéréolux)

...Salle Micro, Nantes


    La petite salle était bien pleine, hier soir, pour accueillir Josh Tillman et sa bande !

   En première partie, une fille (Anna B Savage) seule avec sa guitare et sa voix. 5 titres habités, dépouillés mais marquants. Quelle voix, qui sort de ce petit bout de femme. Une voix qui m'a rappelée un certain Jeff Buckley, parfois. En tout cas, joli moment ! ( http://annabsavage.tumblr.com/ ; https://annabsavage.bandcamp.com/releases )


    Ensuite, Father John Misty prends la scène d’assaut ! Deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un claviériste qui s'installe et qui lance un I Love You Honeybear plus Rock que sur disque et qui mets Josh dans les meilleures conditions. Tout le dernier album sera revisité, ainsi que les plus belles perles de Fear Fun. L'Electro True Affection, agrémenté d'un vrai batterie est encore plus dansante que sur disque !

    La voix de Tillman est fantastique et impeccable (pas de ratés !), même si, il faut le dire, que son arrivée m'a fait très peur : apparemment, un peu "chargé", il a failli s'étaler direct en se prenant les pieds dans les fils par terre. Il est resté assez réservé durant la première moitié du concert, sans grande communication, à part quelques merci ! Il s'est peu à peu détendu, au fur et à mesure de la soirée, distillant quelques plaisanteries ("Je suis heureux d'être ici, dans la patrie de la Country Music", ou au rappel, "Il me reste quelques chansons, sinon je peux vous jouer 17mn de Freebird !") et se trémoussant souvent sur la scène.



   Les titres les plus Rock bastonnent bien et ressortent dans cette dominance de mid-tempo accrocheurs. Les deux guitaristes sont excellents et rivalisent presque avec les phrasés typiques de Jonathan Wilson, qui parsèment les deux albums studio. Les The Ideal Husband, I'm Writing a Novel, This is Sally Hatchet et Funtimes in Babylon, sont imparables, dans le genre!


    Mais là ou j'ai pris ma claque, c'est quand le monsieur joue l'épure. Bored in the USA (je n'en attendais pas moins de ce titre !!), seulement sa voix et un piano ! Ou sur Holy Shit, qui me fait pleurer comme un gosse ! Frissons garantis. Ou, au rappel, seul avec sa gratte sur le superbe I Went to the Store One Day, où j'ai eu la chair de poule et quelques larmes sur les joues. Sans compter le final Everyman Needs a Companion (qui fini Fear Fun), qui m'a laisser sur un nuage, jusqu'à ce putain de réveil me casse l'ambiance le lendemain matin.

A bientôt, les rockers !

Arno

samedi 31 octobre 2015

Ryley Walker (Soy Festival)

Nantes, 30 octobre


    Ryley Walker, la révélation Folk de cette année (pour ma pomme !) ! De passage à Nantes, dans le cadre du festival éclectique Nantais SOY ! Je n'ai pas hésité longtemps à prendre une place.

    Bon, pour s'en débarrasser, parlons des choses qui (me) fâchent ! Ryley est le premier à jouer ce soir, ce qui fait que j'ai loupé le début de son court set. La faute au changement de programmation ? Sûrement, car, au final, il fait un peu tâche avec ce qui va suivre ! Premier à passer, le public est plus que parsemé : les gens sont assis sur les gradins et laissent vide, l'espace entre la scène et les-dits gradins. Drôles de sensations...


    Du coup, je n'ai vu que seulement trois titres joués lors de cette soirée... Par contre, quels titres et quelle interprétation ! Des titres méconnaissables. Ryley, qui est habité sur disque, est carrément en transe. Sur scène, c'est puissance dix ! Il est à la sèche, amplifiée et bardées de pédales d'effets. Il varie sa voix, entre chuchotements et cris qui glacent le sang. Il accompagné d'un contrebassiste qui jouent peu de notes, mais les notes essentielles et qui me rappelle Talk Talk (de Spirit of Eden et Laughing Stock). Un claviériste sort des notes chaudes, tout comme le guitariste à l'électrique. Les silences sont aussi importants que les notes qui sortent des instruments. J'ai été complètement scotché durant ce moment, comme en apesanteur, le temps s'arrêtant pendant ces quelques minutes...

    Après les dernière notes, j'ai mis du temps à redescendre, regardant (avec mon pote Lolo) les zicos ranger les instruments et leurs amplis sans âge. Nous sommes allés nous remettre de ce moment avec une (bonne) bière de Bouffay salvatrice. Et nous sommes tombés sur Ryley, avec qui nous avons tapé la discute ! Très sympa ! Je lui ai dis qu'il avait sorti l'un des meilleurs disques de cette année, tout en lui demandant quels titres, de ce fabuleux disque, il avait joué ce soir. Aucun !! Et il doit sortir un nouveau disque (très prometteur, vu ce que l'on a entendu ce soir !) en mars prochain et compte bien revenir du côté de Nantes en 2016 (il nous a dit, en substance, qu'il adorait la France, ses paysages, ses châteaux au bord de la Loire...). Génial ! Il n'a que 25 balais...

     La suite ? Compliqué d'enchainer avec les Rats on Rafts et leur Electro craspouille, qui tranche avec du Folk. Ils sont deux sur scène : un guitariste/chanteur qui sort un son distordu proche d'un  clavier saturé et un Claviériste/"Marmonneur" qui sort des sons bien crades. Le tout sur une boite à rythme Post Punk. Intéressant tout de même, mais pas ma came.
     Ensuite c'est le groupe Jack Name qui suit ! Un groupe qui mélangerait les Thee Oh Sees, en moins inspirés, à un Talking Head pour sa basse sautillante. Sympa, quoique un peu trop répétitif.
    Enfin, c'est le barnum loufoque de Ariel Pink qui prends cette scène. Le bassiste à un jeu impressionnant et Ariel Pink très charismatique. Cette prestation m'a donné envie d'en savoir plus sur ce groupe original. Sur la description du programme, on parle de Bowie, mais j'ai trouvé plus de Iggy dans ce chanteur habité au groupe loufoque (le batteur est en slip et soutien-gorge !) et magnétique. Rafraichissant !

    Je pense revenir voir l'année prochaine si les groupes programmés, dans ce festival inspiré, sont aussi bandant !

A bientôt, les amis rockers !

Arno



jeudi 22 octobre 2015

The Grand Astoria, Nantes (Scène Michelet)

 ... le mercredi 21 octobre


    Pourquoi si peu de monde pour voir ce génial groupe de Saint-Pétersbourg ? Le prix de la place ? Non, 7€ c'est donné ! Le style ? Non, nous sommes sur une terre qui apprécie le Metal et The Grand Astoria est plutôt rassembleur au niveau de différents styles du genre ! La méconnaissance et le manque de curiosité des gens en général ? Ouais, sûrement ça ! 
     Bon, les absents ont toujours tort ! Et puis nous, nous y étions pour prendre cette grosse baffe dans la tronche !

Blondi's Salvation

    Une soirée qui démarre à la cool, avec Blondi's Salvation, groupe de Nantes qui jouent un Psyche/Rock ouvert sur les autres cultures. J'ai trouvé que ce groupe ressemblait à un mélange de Velvet Underground, pour l'esprit 60's assumé et pour les quelques parties approximatives qui possèdent, tout de même, du charme (Moe Tucker, sort de ce corps !) et les Blacks Angels pour une touche plus actuelle. Le tout saupoudré d'une pincée de World (ils jouent sur des instruments atypiques), pas dégueux ! Mention spéciale à cette batteuse au jeu bien primal et à la façon, qu'ont les membres du groupe, de s'échanger les instruments (à écouter ici : http://blondissalvation.bandcamp.com/ )

 The Grand Astoria

     Après une petite binouze salvatrice, c'est l'heure de nos bûcherons Russes ! Que ce fut bon !   Ils sont énaurmes !  Le set démarre par le monument de leur dernier disque studio (The Mighty Few), Curse of the Ninth de près d'une demi-heure où chaque seconde est importante. Le son est plutôt bon, les guitaristes (on peut dire) virtuoses prennent chacun leurs solos, se répondent ou sololisent en même temps. Impressionnant ! La section rythmique est capable de groover, autant que d'abattre les chapes de plombs. Le chanteur/claviériste accompagnant au plus juste ses camarades (en plus de jouer de la flûte sur Curse, ou des percussions sur plusieurs titres).

© Joss

    Kamille Sharapodinov, leadeur du groupe, est un fan boy (il faut voir ses guitares recouvertes d’autocollants de grand groupes ou artistes tels que Jimi Hendrix, Tool ou NIN, entre autres !). Il a digéré toutes c(s)es influences pour en ressortir sa musique qui, bien que très influencée, reste originale, singulière et toujours passionnante.
 Kamille (© Joss)

    Ils nous ont tout fait pendant ces 1h25mn qui sont passées bien trop vite ! Avec deux moments très forts, s'il faut en extraire quelques uns : Curse of the Ninth dantesque et Serpent and the Garden of Eden qui a fait monter d'un cran la température dans la salle ! Et puis merde, parlons aussi des autres titres joués ce soir ! Mania Grandiosa et Wikipedia Surfer, Stoner / Blues avec rythmique ultra lourde et de grands passages instrumentaux. Aelita, The Queen Of Mars et Wikipedia Surfer, totalement instrumentaux, et partant dans tous les sens ! Ou encore, Blessed, Cursed and Crucified aux riffs Heavy, magistraux ! Pas d'ennui possible.

(© Joss)

Ils ont dit qu'ils reviendront ! Je signe de suite ! Au Hellfest ou dans une salle à Nantes, j'y serai encore ! \m/

Sites indispensables pour tout savoir sur le groupe :
https://www.facebook.com/TheGrandAstoria
http://thegrandastoria.bandcamp.com/

    Sinon, sympa ce petit "meet" avec les membres présents du forum des Grandes Z'oreilles : Eric, Sebastien, Bertrand, Joss et Stéphane !

Les Z'oreilles sont de sortie

A +, amis rockers !

Arno

mercredi 21 octobre 2015

Archive, la Carrière (St Herblain)

... le jeudi 15 octobre


Deuxième fois que je voyais la bande de Darius Keeler et Danny Griffiths, les deux seuls membres d'origine de Archive. J'avais vu la tournée Lights, immortalisée par le Live au Zénith. Et première dans cette salle de la Carrière, qui porte bien son nom et qui a une meilleure acoustique qu'elle peut le laisser supposer.


    Quel trip, encore une fois ! Le groupe possède un choix de titres tellement important désormais, qu'il peut se permettre de ne pas jouer un monument comme Again. Mais, lorsqu'il sort de son chapeau des morceaux comme Finding It So Hard, Numb ou You Make Me Feel, mélangés aux titres de Restriction et Axiom, leurs excellent derniers disques, c'est le paradis. Un paradis qui mélange beauté froide et synthétique, à une certaine fureur Rock. Quand le groupe joue "énervé" (début du concert Feel It + Fuck U), cela tranche bien avec les moments planant, Electro, pleins de grâce (Black & Blue enchainé à End Of Our Day)


    J'ai mis plus d'une heure à réaliser que Pollard Berrier était là, avec ses cheveux très longs. Je ne l'avait pas reconnu O_o. Il faut dire que c'est l'une des (de mes) révélations de ce concert : Pollard possède désormais une palette vocale plus qu'impressionnante. Entre la voix complètement féminine et angélique (le duo avec la frêle Holly Martin sur You Make Me Feel !) ou la voix couillue sur Ladders, le monsieur impressionne. Dave Pen, qui possède une voix qui rappelle Craig Walker, chante très bien aussi d'ailleurs.

    On sent le groupe très rodé qui appuie les enchainements sans temps morts, si bien que ces deux heures de concerts sont passées très très vite. Les films, passés sur les trois écrans en fond de scène, renforcent le côté étrange et voyage, de cette musique. Les enchainements sont les gros points forts du show, le summum avec Numb qui suit Ladders impeccablement. Par contre, cela ne laisse place à aucune improvisation. Mais le concert est d'une fluidité parfaite, avec un rappel de choix : le magnifique Lights !

Je suis encore sous le charme !

http://www.setlist.fm/setlist/archive/2015/la-carriere-saint-herblain-france-6bf44e56.html

Le mieux c'est de vous faire une idée vous même :


Salut, les rockers et à très bientôt !
Les mois qui viennent seront chargés en concerts, donc en reports !

Arno