vendredi 21 juillet 2017

Vieilles Charrues, Samedi 15 juillet 2017


Une première fois pour ma pomme aux Vieilles Charrues !

Arrivés assez tôt,  avec ma moitié, pour profiter pleinement de cette journée,  Vianney est sur scène. Comment dire ? Énormément de monde pour voir la dernière coqueluche de la variété française. Il s'en sort plutôt pas mal seul avec sa gratte et des effets et boucle,  mais j'ai déjà vu beaucoup mieux  (Joseph Arthur,  -M-, et bien d'autres !). Et cela devient vite ennuyeux.  Et ce n'est pas ses trois "hits" alignés à la fin (trois scies qui restent trop ongtemps en tête) qui me feront changer d'avis sur le "phénomène" !


Camille
ensuite ! Magique,  envoûtant,  trippant... Pas assez de mots pour qualifier ce concert bien à part.  Un mélange de tribal,  de mystique quasi religieuse et de folie aussi ! Des voix mêlées qui prennent aux tripes et des percussions qui font danser ! Très chouette découverte !

Nous prenons le temps de découvrir le site et le joli espace de la scène Grall,  avec l'electro de Colorado en fond sonore mais nous revenons rapidement vers les deux scènes principales pour nous prendre la musique des Naive New Beaters en pleine tronche. Rock electro qui fait bouger le cul tout seul ; un chanteur qui mélange anglais et français avec sa voix traitante à la Homer Simpson ; les chœurs d'enfants d'une école de Carhaix qui,  selon le chanteur,  étaient meilleurs aux répètes ; le public des Vieilles Charrues qui font mieux la "vague chaloupée" que celui de Arras,  toujours selon le chanteur... Bref, un grand moment de poilade à la cool sur cette scène Kerouac.


Ensuite, il est temps de bien se placer pour Royal Blood,  phénomène anglais qui vend ses seulement deux disques à la pelle. Comment deux seuls mecs peuvent-ils sortir une prestance et un son aussi dense.  Avec un batteur bûcheron et un bassiste bardé d'effets et de saturation ! Le titres sont des hymnes, les riffs sont entraînant et le charisme est bien présent. Les titres du second opus passent comme une lettre à la poste  ( mention spéciale à l'excellente Lights Out) et ceux du premier font office de marteaux pilon  (Figure it out, Little Monster, Come on Over, Out of the Black pour finir de nous assommer ! ). Il y a du Muse pas chiant des débuts, du Black Keys "métallisé" et surtout une bonne dose de rock spécial à la Queens of the Stone Age.  Le kiffe !

Ensuite, on évite, momentanément,  le rap de Kerry James pour aller se restaurer vers la scène Grall avec l'electro et les grosses basses de Clément Bazin. Pas si mal mais à petite dose. On revient s'infliger une dose de Kerry James mais c'est seulement pour bien être placé pour voir Arcade Fire,  assurément le groupe attendu de ce samedi,  vue la foule qui s'attroupe devant cette grande scène en contre bas (Glenmor).


Le show promis sera bien à la hauteur de nos attentes,  commençant par le dansant premier single du futur album,  Everything Now. Second titre et première grosse claque de la soirée : Rebellion (Lies). Win a un petit soucis de micro qui l'aura bien agacé, mais qui ne nous gâche en rien le plaisir. Ils sont neuf (!!!) sur scène, mais pas de temps morts entre les titres, alors qu'ils changent en permanence d'instruments ! Leur bonne humeur (ce batteur sautillant !!), leurs sourires tout en jouant, leurs corps toujours en mouvement sont très communicatifs ! Tous leurs disques sont passés en revue,  avec un hommage à David Bowie avant d'attaquer The Suburbs ! Grande émotion pour ma part, à ce moment là ! Des extraits du futurs disques sont joués et ne dépareillent pas aux milieux des extraits de Reflektor (Here Comes the Night Time, Reflektor et Afterlife) ! Évidemment les titres de Funeral sont bien accueillis (Haïti,  Tunnels et Power out) et Neon Bible joliment représenté avec le morceau titre qui fait office de pause ou l'indispensable No Cars Go.

Le groupe et le public sont en symbiose, Regine passant derrière la batterie, avec sa guitare clavier ou derrière son piano, toujours avec la banane.  Elle va même nous improviser quelques chorégraphies sur l'avant scène ! L'heure et demi de concert prévue passe bien trop vite. L'immense Wake up terminera divinement le set qui,  finalement, aura duré 10mn de plus que prévu ! Tout le public reprendra le gimmick bien longtemps après les dernières notes jouées,  bien aidé par Win qui ne semblait pas vouloir partir ! J'en aurais bien repris une petite demi heure avec, par exemple, We Exist et In the Backseats ! Avec ses hymnes imparables et sa science du show, Arcade Fire est bien ce qui se fait de mieux en pop/rock depuis ces 15 dernières années. L'équivalent des REM et Radiohead ! Chapeau bas messieurs dames et spéciale dédicace aux personnes responsables du son pour ce concert !


Difficile de se remettre d'un tel concert  (au moment où j'écris ces lignes,  je suis encore sur mon petit nuage !) ! M.I.A. et son sound system nous passe complètement au dessus ! Nous allons finir notre périple auprès de la scène Gwernig qui propose le traditionnel Fest Noz, indissociable du festival breton ! Ce fut une belle première,  et surtout pas une dernière !

Pour finir, il m'est difficile de ne pas faire de comparaison avec le Hellfest, et les festival clissonnais est gagnant haut la main sur beaucoup d'éléments ! La déco qui manque cruellement d'une identité forte en plus d'éclairages très parcimonieux ; L'attente à l'entrée, qu'a réussi a stopper l'équipe de Ben Barbaud ; L’aménagement du site ; les deux scènes principales avec un terrain qui favorise la vue d'un côté (en contre-bas), mais qui rend la vue difficile dans l'autre sens pour les personnes de petites taille ; certains passages (entre les arbres) très chargés en people ! Par contre, avantage aux Vieilles Charrues pour les stands de bouffes étalés sur tout le site et payable avec la puce du bracelet ; le son excellent des grandes scènes toute la journées (les Main Stages du Hellfest ne sont pas toujours bien sonorisées en début de journée ! Bon, c'est vrai que ce n'est pas la même musique non-plus !) ; le système Moneiz qui facilite grandement les choses pour préparer son festival tranquille, et pour pouvoir une binouze dès en rentrant !

 Les pieds nickelés aux Vieilles Charrues

Salut les Rockeuses et les Rockers ! Bel été à vous !

Arno


lundi 10 juillet 2017

Karma to Burn (US) + Egypt - Doom (US) + Mothership (US) + XII Boar (UK)

Nantes, le Ferrailleur, le 4 juillet. Stoned Orgies



Chaleur moite ce soir au Ferrailleur ! 3 groupes d'excellent niveau, ont enflammé la salle pour ensuite faire place à Karma To Burn

XII Boar

XII Boar, qui joue un Hard Rock survitaminé avec un guitariste qui se fait plaisir ! Dans la veine de The Shrine mais encore plus Metal ! Groupe à suivre !

Mothership

Mothership, ensuite ! Groupe que je suis depuis leur excellent deuxième disque (simple, il s'intitule II) ! J'étais plus mitigé pour leur troisième, mais voir le groupe sur scène me donne envie de lui redonner sa chance. Quelle prestance ! Le guitariste, en plus de jouer comme un dieu, met l'ambiance, avec sa tête à connerie et son allure speedée toute en mimiques ! Le son est très clair (mais fort, j'y reviendrai !), la basse et la batterie plus finement mixées que le groupe d'avant ! Un bon coup de pied au cul, avec des riffs plombés de chez plombés !

Egypt

En parlant de riffs velus, Egypt se pose là ! Plaisir moins immédiat que les deux groupes d'avant, Egypt prend le temps de poser les ambiances ! Au premiers abords, c'est du Doom très gras avec un son de gratte très impressionnant, une basse saturée et un batteur à la frappe sèche. Mais plus les titres s'étirent, plus la finesse du jeu se fait sentir ! Passages blues, solos qui apportent une certaine légèreté entre les assauts bestiaux (le chant est du genre "passé au papier de verre" !). Le titre final, interminable (au moins 15mn !) mais passionnant de bout en bout, "joue" aux montagnes russes ! Une révélation pour moi !

Karma To Burn

Avec des excellents groupes de première partie, Karma To Burn a fini la soirée en beauté ! Will Mecum et ses deux sbires ont une science du riff très pointue ! Des riffs qui rendent les gens complètement dingues : faut voir le pit lorsque les gars jouent des titres des trois premiers albums ! J'avais eu la chance de les voir en formation duo au Hellfest (Mullin venait de se faire virer) et c'était, déjà, une prestation inoubliable. Hier soir, avec la basse, cela donnait encore plus de "charpente" à la guitare de Mecum ! Un prestation un poil courte, mais intense qui se termina par l'enchainement entre 32 et 20 (c'est le nom des titres, pour ceux qui ne savent pas comment ça se passe chez KTB !), indispensables ! Dès le départ ils avaient raison : pas besoin de chanteur pour être efficace et pertinent, surtout avec des compositions aussi fortes (leur maison de disque leur avait imposé un chanteur pour le premier disque, alors qu'ils avaient toujours été un groupe purement instrumental !) !

Karma To Burn

4 groupes en power trio = Grosse claque à chaque fois ! Seul bémol, le son était extrêmement fort ! Même avec les bouchons, on sentait à fond le décrassage que provoquait la musique !

Bises les amis Rockeuses et Rockeurs !

Arno

dimanche 25 juin 2017

Hellfest 2017





Jour 1 :

De retour sur les terres du Metal ! Nous avons pris les devants pour être présent assez tôt sans être gênés par l’attente à l’entrée : présents pour les bracelets à 9h40 ! Ça fait plaiz’ de revenir chez "soi" ! Décos nouvelles, Hellcity Square élargi, c’est chouette. Vite, à l’entrée pour attendre… mais… pas d’attente \o/ . C’est super bien géré, le flux est maitrisé et nous voilà dans l’enceinte du festoche à même pas 10h ! Nous avons le temps de repérer les nouveautés du lieu : vue sur les Main Stages dès l’entrée sur site ; place élargie devant les MS ; déco plus sobre et trois énormes écrans géants qui encadres ces deux énormes scènes ; merch officiels des groupes en retrait sous la parties VIP ; plus de modules où s’assoir ; le skate parc viré pour un pôle rafraichissement avec brumisateurs et décos du feu VIP recyclés (Hélico qui s’écrase sur le module de rafraichissement, un reste de bombardier pas loin du stand Muscadet relooké)… Superbe ! Bon, ce n’est pas le tout ! Nous ne sommes pas venu seulement pour la déco ! L’important c’est le son, la musique et les groupes qui nous font bander, avant tout !



Valley en premier, c’est obligé, c’est ma seconde maison ! Verdun, un groupe français qui porte bien son nom ! Du Doom bien plombé avec voix en alternance claire ou gueulée. Puissant ! A creuser. Les copains arrivent au compte goute, le temps de prendre les premières bières… Il fait déjà très chaud (ce n’est que le début !).

Petit tour à la Warzone, toujours un superbe endroit, et entendre The Decline ! qui assure comme les Dropkick, mais sans instruments « celtisants » ! Frais (fait du bien, avec cette chaleur !).

 Subrosa

Subrosa, groupe à majorité féminine très envoutant. Une chanteuse guitariste charismatique et deux violonistes déchainées de chaque côté de la scène. Voix angéliques doublées, triplées sur un « tapis » de musique lente et plombée… ça le fait grave. J’ai préféré en vrai que sur disque. Un bon trip à la Valley !

Helmet irradie la Valley

Aperçu de loin Avatar, il parait que c’était bien, mais je veux aller voir Helmet. Groupe culte de la scène Metal Hardcore de 90’ ! Page Hamilton est le boss. Charismatique chef d’orchestre de ce groupe carré et puissant ! Les titres s’enchainent sans accrocs avec un son parfait et le groupe nous quitte avec In The Meantime qui n’a pas pris une ride et qui nous laisse abasourdis, comme quand tu te prends un gros parpaing dans la tronche !

 The Devin Townsend Project

Je vais voir un peu Devin Townsend sur la MS1 ! Le son est impressionnant, Devin est une bête de scène. Sa voix est bluffante, évoluant entre démonstration technique et violence pure. Le tout en jouant de la guitare lead. Tellement facile ! Impressionnant !

Red Fang rend les gens fous... et heureux !

Bon, j’ai envie de me reprendre une autre claque : direction Red Fang à la Valley, qui est déjà pleine comme un œuf ! Prestation toujours impeccable avec un public chauffé à blanc. Les titres du dernier album passent tranquille l'épreuve du live (The Deep,  The Smell of the Sound, Cut It Short) et s’associent parfaitement aux classiques du groupes (Blood Like Cream repris par tout le public, jusqu’au final Prehistoric Dog). Bonnard ! Red Fang est vraiment un groupe incontournable en concert !

 Baroness

J’aperçois Ministry de loin, avant de rejoindre la Valley pour Baroness. Groupe que j’affectionne sans en être complètement dingue après leurs deux derniers disques assez inégaux ! Bon, là, j’ai pris une méchante claque !! Le son est excellent et les guitares « twins » font un malheur ! Le public est chaud et chante à tue-tête sur les hits que sont March to the Sea ou Take my Bones Away. Green Theme m’a procuré une forte émotion ! Ces guitares doublées sont fantastiques : l’androgyne Gina Gleason répondant parfaitement à John Dyer Baizley ! Sublime !

 Deep Purple

Un petit tour à la MS1 pour aller voir la légende Deep Purple. Une excellente bonne surprise ! Le groupe, qui n’avait pas laissé un souvenir impérissable il y a deux ans, a redressé la barre de façon magistrale. Ian Gillan, qui ne peut plus monter aussi haut avec sa voix, fait le job et cabotine comme au bon vieux temps, en répondant à la guitare de Steve Morse. Après Time of Bedlam, du très bon dernier Infinite, c’est vrai que l’enchainement Fireball/Bloodsucker/Strange Kind of Woman fait plus que me parler : je retourne en enfance, quand je découvrais les In Rock et  Machine Head de mon père ! Et puis… Lazy arrive et me met sur le cul ! Airey est impérial, Morse idem et cette rythmique Glover/Paice, sans surprise, est parfaite ! le jeu de Ian Paice est d’une finesse... et d'une puissance… Bref, excellent moment à savourer (le groupe faisant peut-être leur dernière tournée !).

 Electric Wizard
 
Il est temps de s’abrutir sous la Valley ! Electric Wizard ! C’est trop fort, on a du mal à comprendre ce qu’ils jouent, la voix d'Oborn est bardée d’écho… mais c’est toujours autant un trip incomparable. « Black mass, black mass, black mass !!! » Ils passent toujours des films derrière eux (des nanards avec messes noires et seins laiteux) qui augmentent l’effet trippant de leur musique. Et ces riffs, maman !! Un délire salvateur qui finit avec un Funerapolis dévastateur.

Médiator du bassiste de Monster Magnet
 
Rancid fait le show à la Warzone, mais ce n’est pas vraiment mon truc. Quelques titres et il est temps de se rendre chez "nous" : Monster Magnet va investir la Valley. Et putain, nous avons pris cher ! Dave Wyndorf s’est refait une santé ! De nouveau affuté comme il y a 15ans, la stelist, « bétonnée », est à tomber à la renverse : Dope to Infinity, Radiation Day, Powertrip, Look to Your Orb for the Warning, Twin Earth, I Want More, Negasonic Teenage Warhead, et l’énorme Tractor… nous foutent une bonne branlée. Le final Space Lord nous laisse à terre ! "Space Lord, Motherfucker !" Seul bémol, Dave et sa bande, nous quitte 5mn avant le temps imparti. J’aurai bien repris un petit Evil ou Spine of God dans ma tronche !

Fucking first great day !!!!

Tout est possible au HF !!

Jour 2 :

Journée amputée ! Comme je suis un bon père, je ne peux louper la fête des écoles de mon petit dernier… Quelle merde de foutre la kermesse à cette date !!!

 Airbourne

Bon, j’arrive sur site avec Antisocial comme accueil ! Y a pire ! Mon premier groupe de la journée sera les excellents Airbourne. Excellents clients en live ! Ça saute partout, ça riffe à tout va, ça fait bouger le cul… même si la comparaison, pour ma part inévitable, avec AC/DC leur sera toujours fatale. Dès qu’ils attaquent un titre, j’ai l’impression que la bande à Angus débarque. Et mon enthousiasme part assez vite. J’aime bien mais je ne suis pas fana.

 Primus

Encore une grosse claquasse sous la Valley, avec un Primus en feu. Musique exigeante qui fait plaisir à entendre au Hellfest. Un moment bien à part ! La tente est bouillante et ils attaquent par Those Damned Blue-Collar Tweekers ! Putain d’attaque en règle ! Les Claypool est complètement azimuté, faisant son pas de traviole réglementaire, se déguisant en une sorte de « lapin taré » pour Mr. Krinkle, cabotinant avec la foule de nombreuses fois ! Grand moment qui s’arrête avec l’incontournable My Name is Mud. Great !

Arrive pour moi, le gros point noir de cette édition 2017 : Aerodupond, Opeth et Slo Burn jouent en même temps… Merde, faut faire des choix !


Aerosmith est dans la place ! Je vais aller voir le début de leur show. Un show à l’américaine, comme il y a trois ans, d’où rien ne dépasse et sans grande surprises, mais toujours plaisant. Bon, je n’ai pas boudé mon plaisir d’entendre Young Lust, Cryin’, Livin on the Edge et Love in an Elevator en « vrai », même si j’aurai bien pris un Back in the Saddle de derrière les fagots !

Magique Opeth !
 
Temps d’aller apprécier Opeth en live ! Courte heure avec seulement 6 titres à se mettre sous la dent. Une seule heure d’Opeth c’est trop court mais c’est trop bon ! Alternance entre la période ancienne et les trois derniers disques en chant clair. Sorceress passe tranquille en live, son riff maousse heavy y contribue fortement ! Ensuite Ghost of Perdition nous colle une méchante baffe. Cusp of Eternity est génialement retranscrite avec un son parfait ! Heir Apparent est un méga bourre-pif ! L'épique  Era est parfaite pour le live et Deliverance finie de nous achever avec ce final apocalyptique. Opeth est un énorme groupe, qui a réussi ce soir à faire la symbiose avec ses deux facettes ! Moment tellement magique que je ne suis même pas allé voir Garcia et Slo Burn qui mettaient le feu à la Valley ! Happé, que je fus, par ce trip incomparable que proposent ces Suédois.

"Suicidal" Warzone

Petit tour pour voir quelques titres de Sucidal Tendences avec un Lombardo des grands jours derrière les fûts. You can’t bring me down durera quasi 10mn,  Mike Muir et sa bande étant en très grande forme !


Jour 3 :

 Prong derrière la poussière !

Prong inaugure ma dernière journée sur la MS2 ! Je n’irai pas voir, à regrets, Electric Caravan qui a enchanté la Valley, mais les New Yorkais se font rares dans notre contrée. J’ai mangé de la poussière, Tommy Victor excité, invitant le public clairsemé mais connaisseur, à faire le circle pit à chaque morceau (entre autres sur le tubesque Unconditional !). Ce fut un excellent moment avec Whose Fist Is This Anyway? et Snap Your Finger, Snap Your Neck avant de partir !

 Ufomammut

Ufomammut est secteur Valley et comme d’habitude, dès les premières notes tout le public est scotché par ce son fort et monstrueusement puissant. Limite éprouvant ! Un trip unique qui passe tout seul, lorsque l’on aime ce Sludge lourd et poisseux (il fait très chaud sous la tente) ! Un moment que je n’avais pas vu les italiens, et c’est toujours aussi bon !

BÖC

Je loupe Pentagram, tombé dans une embuscade à base de bière, de copains d’enfances et de copains des forums musicaux. Mais je serai bien placé pour voir Blue Öyster Cult et ces ziquos de folie. C’est bon, ça joue toujours très très bien mais je dois dire que je trouve le son fadasse, bien qu’on ait droit à 3 guitares par moment. Je prends moins de plaisir que lors de leur dernière venue à Clisson.

"Rage Against The Cypress Enemy"

Et là, arrive le grand moment de la journée, et même du festival : Prophets of Rage est sur la MS1. Soit, Rage Against The Machine sans Zack de la Rocha mais avec deux rappeurs aux micros. Et pas des moindres : Chuck D de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill + DJ Lord de Public Enemy ! Et c’est l’enfilage de perles RATM qui va commencer ! Faut dire que cette section rythmique me fait toujours bouger le cul tout seul ! Testify, Bombtrack, Sleep Now in the Fire, Guerilla Radio, Take the Power Back… j’ai 16 ans ! Morello est énorme comme d’hab’ ! Le Hellfest a même droit à une session Hip Hop, avec des milliers de métalleux qui sautent comme des tarés sous les injonctions des deux MC ! Jump, jump, jump !!! Complètement improbable et tellement jouissif ! Moment émotion avec un hommage à Chris Cornell, Morello, Commerford et Wilk étant les autres membres de Audioslave. Like a Stone en instrumental avec la foule qui reprend les paroles de Chris ! Les frissons !

Et ensuite ? Ensuite, j’ai complètement pété un câble, comme tout le public chanceux de ce dimanche soir ! Visez un peu cette setlist : l’immense Know Your Enemy, le jouissif Bullet in Your Head, l’incendiaire How I Could Just Kill a Man (Public Enemy), la bombe Bulls on Parade et, pour nous finir, le classique Killing in the Name ! Gé-ni-al !!!!

Neil Fallon from Clutch

Pas le temps de se remettre et direction la Valley qui déborde pour aller prendre cher avec Clutch. Neil Fallon est égal à lui-même : bête de scène et voix impeccable ! Les deux derniers excellents disque se taillent la part du lion ! Faut dire qu’ils débordent de hits ! Et puis, ce final impeccable : Electric Worry/X-Ray Visions ! Ils ne pouvaient faire mieux ! La Valley complètement bouillante !

 The Dillinger Escape Plan

J’entends quelques titres de Slayer qui me titillent (Spirit in Black, Dead Skin Mask… miam miam !) et je vais prendre ma claque avec les "berceuses" de The Dillinger Escape Plan ! Ces mecs sont des dingues ! Violent, puissant et malsain. Je suis repu ! A l’année prochaine Hellfest !

 Me, Lolo & Seb

Hellfest on fire !

A bientôt rockers et rockeuses, pour de nouvelles aventures !

Arno

lundi 5 juin 2017

Mass Hysteria – 10 ans du Ferrailleur



Nantes, le 24 mai

Wall of Death au Ferrailleur ! Dingue !

1999, cela ne nous rajeunit pas ! Des potes m’invitent à venir voir Mass Hysteria au Chabada ! J’ai écouté un peu, mais je ne suis pas plus emballé que ça ! Paroles scandées, gros riffs heavy et gimmicks de synthés… Ouais, pourquoi ne pas aller « voir en vrai » ? Le concert démarre et je suis littéralement happé par le phénomène : d'abord par le public, parce que je suis brassé dès la première seconde et ensuite par la musique, car elle donne envie de bouger, d’exploser, de péter un câble ! Et puis, le discours positif me séduit !

Je prends cette première expérience live de Mass en pleine poire ; découvre vraiment Contraddiction  et l’adore à fond ; je rattrape mon retard et apprécie aussi le premier disque ainsi que le live ! Et surtout, je vais voir trois fois le groupe en concert en un peu plus d’un an : Chabada, donc ; aux Eurockéennes, mémorable, où Mouss est estropié mais bouge comme un dingue, le groupe est stationné au parking P4 (véridique), l’ambiance est complètement tarée ; enfin, au Bœuf Ka Rock dans une salle de sport qui vibre de partout ! Fou !

Je fais partie du ceux qui apprécient De Cercle en Cercle et l’album éponyme (plus joués en live, à mon grand désarroi, parce que mal aimés du groupe) ; Et j’ai suivi de loin le retour au Metal le plus brut (je me suis rattrapé depuis !). Et puis, sur l’excellent forum des Grandes Z’Oreilles, un jour de la fin d’année 2015, Krakou poste un message en disant que Matière Noire est une bombe qui égale les grandes heures du groupe ! Mon sang ne fait qu’un tour et je suis tout d’abord un peu dubitatif ! Mais, de nombreuses écoutes après et deux passages remarqués au Hellfest me font dire que c’est peut-être l’album le plus homogène de leur discographie. Et, si le discours est toujours positif, les années passant, je le trouve plus lucide, moins naïf !


Quand, lors des vacances de février dernier, je vois l’annonce d’un concert pour les dix ans du Ferrailleur, je me dis qu’il est impossible pour moi de louper ça ! Voir ce groupe, dans une si petite salle, c’est tout simplement o-bli-gé ! Me voilà donc présent, avec mon Lolo, en cette chaude soirée de mai, qui ressemble plus à une soirée de juillet avec cette chaleur torride. Tout est en place pour que le Ferrailleur devienne une fournaise ! Nous avons loupé la première partie. Enfin, nous avons vu la fin du concert devant l’écran géant extérieur (excellent nouveauté pour les 10 ans !) et avec une bonne binouze. Il faut bien se mettre en condition !

Nous nous sommes placés sur la gauche de la scène pas trop prêt. Bon, dans cette salle, nous sommes toujours prêt de la scène, vue la taille. Intro avec AC/DC à fond la caisse pour mettre en jambes et c’est le sample d’intro de Chiens de la Casse et ses guitares martiales, suivies de la rythmique enclume que l’on prend en pleines dents ! Mouss est en grande forme, le groupe, resserré sur cette petite scène, aussi ! La chaleur nous assaille instantanément, tout comme l’excitation d’être là à ce moment précis ! Le public grimpe aux rideaux et c’est Vae Soli qui vient comme une seconde gifle ! Intense !! Mouss est, comme d’hab’, d’humeur à la déconne ! Discours moins politisés, mais plus sarcastiques (vannes sur l’Electrolux, ambiance et prix des places ; chaleur accablante ; ambiance à l’extérieur de la salle (le groupe à un retour écran de ce qui se passe dehors)…). "Nous faisons partie de ceux qui bouffent la vie !"


Ensuite, enfilage de perles et d’uppercuts ! Une Somme de Détails, Vector Equilibrium (mon titre préféré !), le sombre et prémonitoire L’Enfer des Dieux qui fout les poils et fait monter l’émotion (Manchester n’est pas loin) ! Matière Noire est fortement représenté ! Et vu la durée de cette de cette tournée, ce disque est une véritable cure de jouvence pour Mass ! Un succès indéniable et amplement mérité ! Positif à Bloc, Failles, Plus Qu’Aucune Mer, une setlist de malades. Nous sommes complètement trempés… et nous en redemandons encore. Cela ne va pas s’arranger : Contraddiction suivi de P4 sont balancés comme les brûlots qu’ils sont ! L’occasion pour Mouss d’inviter à faire son habituel circle pit mais, cette fois-ci, il y en a un dedans (avec Jamie, le bassiste) et un autre sur le quai dehors (Mouss s’en charge) ! Des malades, je vous dis ! Babylone, Le Complot, l’excellent Tout est Poison et le désormais hymne du Metal Français, Plus que du Metal, avant une petite pause méritée et le rappel obligatoire !

Les Furieuse sur scène !

Rappel qui sent bon notre jeunesse ! Donnez-vous la Peine qui claque fort ; Respect (to the Dancefloor) qui voit les furieuses monter sur scène et Mouss refaire un tour dehors, debout sur le bar (il a chaud le bougre !) avec une partie du Relax (de Franky Goes To Hollywood) version Metal ; Un gros morceau de Enter Sandman pour mettre encore plus le feu ; le classique Furia, en duo avec l’un des chanteurs de Dancefloor Disaster, complètement azimuté ! Quasi 1h45 de folie, passée bien trop vite ! On ressort groggy mais en plein extase d’un tel moment ! D’ailleurs, j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre ! Mais putain merci les gars, grâce à vous j’ai toujours mes vingt piges !



Salut les Furieuses et les Furieux, à bientôt !

Arno