vendredi 5 mai 2017

John Garcia - Bongzilla - Ecstatic Vision (Live)



04/05/17, Le Ferrailleur à Nantes :


Arrivé juste au dernier titre d'Ecstatic Vision ! Bien, mais c'est peu pour se faire une idée !

Bongzilla! C'est la lourdeur de Godzilla fumant de la beuh ! Le groupe ne s'embarrasse d'aucune finesse. Gras, gras et gras.
Les deux guitares jouent à 95% tout le temps ensemble, accentuant l'effet coup de masse. Mais ce qui sort des amplis Orange, potards à donf', n'est jamais dénué de groove.
Mention spéciale à la section rythmique monolithique, menant la baraque efficacement ! Sinon, le chanteur, si on peut appeler cela du chant vu que l'on dirait un porc qu'on égorge, parle de fumer de la weed entre chaque titre, ses yeux complètement explosés ! Voilà le tableau !


John Garcia est grand (petit par la taille, géant par le charisme !) ! Avec son groupe très compétant, il attaque direct par le terrassant Tangy Zizzle ! Je suis liquide ! Le groupe va alterner titre solo de Garcia + un Hermano (Kentucky) et classiques de Kyuss ! Notez : One Inch Man, Gardenia, Thumb, Rodeo, Green Machine et Whitewater (ce dernier n'était pas sur la setlist aux pieds de John) ! C'est bon, c'est même très bon !


J'étais avec cousin Seb sur la droite de la salle et ça bouillonnait ! Ensuite, j'ai bougé près de la scène à gauche où je voyais John de profil, s'éclatant avec son jeune combo. Et je me disais que, 22 ans plus tôt (lorsque le groupe s’est séparé), nous n'étions qu'une poignée à connaitre Kyuss et ce que je voyais là devant moi, cette salle en ébullition, connaissant ces titres par cœur, réagissant à ces riffs massifs, ça me laissa pantois !

 

 Depuis, la notoriété du groupe et son côté culte, n'a cesser de croître ! Garcia multipliant les projets, tout en continuant à bosser dans la (vraie) vie, Josh Homme transformant en or tout ce qu'il a "touché" : Queens of the Stone Age, Them Crooked Vultures, Eagles of Death Metal juqu'à sa récente et géniale dernière collaboration avec Iggy Pop ! Il fallait voir cette furie au Hellfest, deux années d'affilé ! Une marée humaine qui savait qu'elle participait à un moment unique ! Ce concert au Ferrailleur m'a rappelé ces deux dates inoubliables. Kyuss est vraiment devenu une référence et ce Whitewater restera longtemps dans ma tête !



Ciao les rockeuses et rockeurs !

Arno

jeudi 4 mai 2017

Mastodon – Emperor of Sand




Bon, pour commencer, partir du début. Le début de mon idylle avec ce putain de groupe ! Une chronique de Blood Mountain dans Rock et Folk qui évoque la participation de Josh Homme et Cedric Bixler-Zavala aux vocaux sur deux titres. Rien que ces deux nom et je suis attiré comme une mouche ! J'achète le disque à l'aveugle (à l'ancienne !), et là, grosse claquasse dans ma tronche ! C’est énorme, violent, mélodique, techniquement impressionnant… Dans la foulée, je vais voir Tool en concert à Nantes et c’est eux qui sont en première partie. Le son est brouillon mais re- grosse claquasse dans ma tronche ! Ensuite, Crack the Skye, plus progressif, me fout à terre ! J’adore les deux suivants et remonte la source. Étant plus habitué aux chants extrêmes,  j’adhère pleinement à l’excellent Leviathan et au brûlot qu'est Remission ! Bref, je suis liquide devant ce groupe et ce n’est certainement pas leur excellent concert au Hellfest qui me fera changer d'avis.

 Troy, Brent, Bill & Brann = Mastodon

Emperor of Sand, c’est un peu la synthèse de tous les disques de Mastodon, poussée à l’excellence. Comment arriver à rester intéressant après avoir quasiment tout exploré (le Thrash, Metal extrême, Prog, Rock…) ? Écrire de bonnes chansons ! Mission réussie, les titres ayant systématiquement un gimmick qui reste en tête, un solo énaurme qui sort de nulle part (Roots Remain, la fin de Clandestiny,  pour ex, mais sur plein d’autres titres aussi), des paroles à chanter sous la douche (Show Yourself, Steambreather, le refrain de Clandestiny…)...


Techniquement toujours impressionnant (cette section rythmique !), les voix se marient à la perfection, Brann et Troy se taillant la part du lion (Brent est présent mais plus discrètement dans l’ensemble ! Mais seulement au chant, parce qu'avec Bill, c'est "explosion" niveau grattes !). D’ailleurs Brann est présent sur tous les titres, accentuant l’alternance violence/apaisement, ombre/lumière de la musique des 4 bougres. Chansons relativement courtes sauf pour les deux pièces (majeures !) que sont Roots Remain et le progressif Jaguar God, ce dernier présentant toute la richesse et la variété de Mastodon. La violence des premiers disques est bien représentée aussi : rien que la triplette Andromeda, Scorpion Breath (avec Scott Kelly(Neurosis) au chant et les partie les plus menaçantes de Jaguar God !


Comme pour tous les disques précédents, il vous faudra de nombreuses écoutes pour vous familiariser avec cette musique complexe et élaborée. Cela vaut le coup d’insister un peu au départ pour en découvrir à chaque nouvelle écoute. Pour le novice, cela peut paraître un peu fouillis, mais le travail de composition est énorme et la qualité toujours au RDV! Re-re-claquasse !!

Bises les rockeuses et les rockeurs !

Arno

lundi 27 février 2017

Boss Hog, The Sore Losers et The Guadalupe Plata (Les Nuits de l'Alligator)

10 février, Stereolux, Nantes. Belle soirée rock and roll !





The Guadalupe Plata , groupe espagnol qui joue une sorte de rockabily,punkabiky en espagnol dans le texte. Musique qui peut être nerveuse et planante,  en tout cas je suis "parti" quelques fois durant le set.  Quand il auront appris à terminer leurs morceaux,  ce sera parfait. C'est vrai que parfois ce fut abrupte et quelque peu maladroit.  A noter,  le bassiste qui ne possède qu'un manche à balais avec une corde reliée à une espèce se seau à  l'envers  Shocked    Original !



The Sore Losers, premier gros morceau de la soirée, les belges arrivent en conquérants, surtout avec ce dernier disque qui est une véritable petite bombe ! D'ailleurs,  seuls les deux derniers titres du set ne sont pas des extraits du très bon Skydogs, introduit, aussi en live, par la bombe à retardement qu'est Blood Moon Shining. C'est dire la confiance du groupe et le bon retour du public envers ce disque. Public qui est mis à contribution sur l'entrainant Dirty Little Pretty Thing ! Ça joue carré plus toute l'attitude Rock qui va avec.  Le guitariste lead est parfait,  sortant du gros son mais montrant aussi une certaine finesse.  Les riffs sont énormes et la rythmique implacable. Le bassiste va carrément nous scotcher au mur après un passage plus atmosphérique ! Bref,  le groupe est rodé est prêt à envahir le monde.




Enfin, Boss Hog ! Pause d'environ 16 années mais toujours la même fraîcheur.  Et ce n'est pas le public à majorité de 30-40 ans,  qui dira le contraire.  Cristina Martinez,  look corbeau avec la veste à plume qui complète le tableau,  est raccord avec la touche de son Jon Spencer de mari. Une batteuse,  un claviériste et un bassiste taciturne complètent le casting. Cristina prend la scène à son compte,  mais plus le concert avance et plus elle devient spectatrice de ce qui devient une évidence : la véritable star c'est Spencer.  Le boss,  possède un charisme,  un magnétisme évident, désarmant. C'est lui qui donne la mesure, qui s'impose ... Avec son jeu de gratte, sans une note de trop et avec un son puissant et "joliment" crade. Quasiment aucun temps morts (marque de fabrique du Jon Spencer Blues Explosion !), un son compact et urbain qui tape. 

Les moments marquants sont :  le duo plein de tension sexuelle où Jon cabotine à mort, l'excellent I Dig You
; un hit joué en rappel (Whiteout !) avec Hollis Queens, la batteuse, qui vocalise ; le final avec ce morceau (17 du futur album !) tour à tour langoureux et bardé de tension, qui s'étire dans le temps. Spencer était en feu ce soir là.

À noter : deuxième fois que je vois le bougre, et monsieur assure lui même la mise place de son matos et le service après vente au stand de merch,  disponible pour un autographe ou une photo avec ses fans. La grande classe!

Bises à vous les rockers ! A bientôt !

Arno

jeudi 2 février 2017

Ty Segall & The Sore Losers




The Sore Losers - Skydogs

Reliquat de l’année passée, cet album est une petite bombe de Rock & Roll. Belgique, terre de Rock qui marque (dEUS, Ghinzu  Venus, Triggerfinger, Girls in Hawaii …) et d’où vient ce groupe Garage Rock.


Du riff en veux-tu en voilà, des gimmicks et solos  qui sautent aux oreilles, des chansons à chanter à tue-tête... Tel est truffé ce disque terrible qu’est Skydogs ! Leur troisième brûlot ! Blood Moon Shining met direct dans le bain avec son riff heavy, reptilien et son final emballé quasi Stoner. Ensuite, ça ne débande pas d’un iota ! Chansons "presque" Pop qui restent en tête (Got it Bad, Can’t you see me Running, Emily, All I Am) Rock & Roll échevelés imparables secs et nerveux (Cherry Cherry, Dirty Little Pretty Thing) et Rock bien badass efficaces (Nightcrawler, Don't Want It Here) qui se suivent, s’enchainent et qui vrillent, jusqu’au joyaux de fin. White Whale clôturant superbement cet album, avec ses faux airs de I Want You (de qui vous savez !) ! C’est frais, c’est très bon et puis … cette pochette ! La grande classe !


Pour info, pour les Nantais, il sont vendredi prochain au festival Les Nuits de L’Alligator en première partie de Boss Hog (un autre groupe de Jon Spencer !) ( http://www.stereolux.org/agenda/les-nuits-de-l-alligator-boss-hog-sore-losers-guadalupe-plata ). Pour les autres : tournées française en ce moment même !




Ty Segall - Ty Segall

Année à peine commencée et Bam, Pan dans ta tronche, nouveau disque de Ty Segall !!!

Et quel putain de disque, non de dieu ! "Baby gonna break a guitar !" qu'il dit d'entrée ! Yeah, grosse envie de la foutre en travers de la gueule de tous ces cons ! Bon, écoutez ce titre et déjà cela vous calmera un peu ! Efficace riff qu’on accueille à oreilles bien ouvertes, Ty a conçu ce disque avec une partie des Muggers, son groupe de scène de l’été dernier et produit par Steve Albini. Autant dire, des pointures  du genre : Cronin, Moothart, Kelly et Ben Boye (piano, Ryley Walker entre autres collaborations) + Albini, producteur, entre autres, de Nirvana pour In Utero ou des Stooges, mais aussi musicien !


Et l’alchimie est parfaite ! Cette dernière se manifeste pleinement sur Warm Hands (Freedom Returned). Titre de plus de dix minutes qui joue les ascenseurs émotionnels, passant du Punk/Stoner le plus dur à la Jam du type Floyd période Barrett, au milieu du morceau ! Superbe tour de force. Les autres titres marquants sont : les très Wilco et magnifiques Talkin’ et Papers, ou le Beatlesien Orange Color Queen , moment de calmes, assez champêtres, au milieu de la furie habituel du génial Segall ! Oui, parce que vous ne serez pas en terre inconue avec des brûlots comme le frontal The Only One ; le bruitiste et jouissif Thank You Mr. K ; ou bien, le faux calme Take Care (To Comb Your Hair) !


C’est superbement bien joué, en groupe, "live in studio", avec une production finalement assez chaude du père Albini (d'habitude plus abrasif). Au final, Ty met la barre très haute avec ce disque, et ceci dès le début 2017 ! Année qui démarre donc sous les meilleurs auspices, du moins au niveau musical !

Tchao bises les rockers ! A bientôt !

Arno

samedi 31 décembre 2016

Retour sur 2016... troisième partie et...

...non, pas la fin ! Nous n'avons pas fini de découvrir de la bonne musique de 2016. Un rock venu de Croatie, du Stoner du Pérou ou de l'Electro faite par des inuits !



Ty Segall - Emotional Mugger :

Le prolifique américain, après son fabuleux Manipulator, revient avec un disque abrasif et des guests expérimentés, souvent doux-dingues (Dale Crover, King Tuff, Mikal Cronin, Charles Moothart… entre autres). Disque plus difficile d’accès mais qui s’incruste durablement au fur et à mesure des écoutes. Je trouves dans ce disque des passages robotiques qui rappellent le premier QOTSA ! Toujours aussi déjanté (écouter Diversion !) et bordélique. Bref, c’est du Ty comme on aime ! Du Rock Garage qui lorgne de temps en temps vers le Metal !





Brant Bjork - Tao Of The Devil :

Brant Bjork, batteur légendaire de Kyuss sur trois disques, chantre du Desert Rock depuis qu’il sort ses disque en solo. Je n’ai pas toujours été fan du bonhomme sur disque (en live c’est bandant !), mais avec Tao je retrouve chez lui ce que j’aime le plus : une musique chaude, cool et un Rock sexy. Ça groove tout en bousculant fort parfois, avec quelques réminiscences Stoner qui font du bien !





 Ray LaMontagne – Ouroboros :

Album Folk apaisant très Floydien ! J’en parlais ICI :





Agnes Obel - Citizen of Glass :

Avec ce disque, la belle Agnès parvient à injecter un peu d’Electro à sa musique organique qui lie la Pop et le Classique. Toujours aussi doux, apaisant, magnifique… mais tourné vers de nouveaux horizons. Agnès arrive à nous surprendre tout en étant dans la continuité de ses deux premiers superbes albums.

Écoutable ici : https://agnesobel.bandcamp.com/album/citizen-of-glass
Visible en concert ici :  http://concert.arte.tv/fr/agnes-obel-au-college-des-bernardins





 Thee Oh Sees - A Weird Exits :

Des Oh Sees complètement “refondus” par le leader John Dwyer ! Il a viré les anciens par un bassiste et deux batteurs. Groupe resserré donc, avec une puissance de feu en live, et qui parvient à se renouveler sur disque. On trouve toujours cette frénésie d’origine, mais les deux derniers titres, plus apaisés, ouvre une porte à ce Garage Rock vers le Psychedelisme des 70’s de San Francisco. Une version moderne tout de même, mais un lien de parenté certain. Passionnant.





Neurosis - Fires Within Fires :

Disque assez court qui donne envie de le remettre rapidos. Toujours entre attraction et répulsion, Neurosis fait dans l’efficace ! C’est sale mais, d’une certaine manière, très planant. Moins séminal, pour moi, que leur précédent opus, ce Fires Within Fires n’est pas dénué d’intérêt. Une grosse claquasse dans la tronche, mais on en redemande et on aime ça, maso qu’on est !





The Last Shadow Puppets - Everything You've Come To Expect :

Pas de surprise avec ce second disque, mais quelle Plaisir que de retrouver ces deux sbires et leur Pop classique mais classieuse ! Kane et Turner sont des esthètes et des cadors !

J’en parlais ICI !





Heron Oblivion - Heron Oblivion :

Tu lis des bonnes critiques, tu écoutes le disque et tu trouve ça très bon. Tu te dis que les guitares te rappellent quelque chose, mais tu ne te rappelle plus très bien ! Ça t’énerve grave donc tu creuses, tu vas à la pêche sur internet et là, c’est l’évidence : ce son de gratte que tu kiffais c’est les guitares de Comets On Fire, groupe dont tu étais orphelin depuis leur génial Avatar. Je parie que cette « histoire » vous rappelle quelque chose qui vous ait déjà arrivé !

Superbe album de Rock Psyché avec une demoiselle au jolie brin de voix dedans !

Écoutable en entier ici : https://heronoblivion.bandcamp.com/album/heron-oblivion





Purling Hiss - High Bias :

Découverte récente, de ce Rock très 90’s, un peu Shoegaze, un peu Noise avec des guitaristes qui savent jouer et qui aiment les duels habités ! Vous allez aimer les huit premiers titres de ce disque et enfin succomber avec les 11mn super bandantes de Everybody In the USA ! Putain de bonne musique !





Salem's Pot - Pronounce  This ! :

On est dans le terrain de jeu où joue Uncle Acid. Doom teinté de 70’s avec un chant qui rappelle Electric Wizard et des claviers qui font penser à feu John Lord ! C’est, au final, assez frais, groovie et cette musique rend rapidement dépendant ! Je trouve que Salem’s Pot se démarque de cette scène qui souvent tourne en rond. Tenez, ça s’écoute gratos ici : https://salemspot.bandcamp.com/



Bon, je vous souhaite, bande de furieux rockers, une très belle année 2017 ! 
Plein de bonheur, de javas entre amis et du bon son dans les oreilles pour cette année qui arrive à grands pas !

A bientôt !

Arno